Hypnose et troubles Bipolaires (et autres problèmes émotionnels)

Tout d’abord, qu’est ce qu’un trouble bipolaire ?

Anciennement, on appelait cela maladie maniaco-dépressive ou pire : psychose maniaco-dépressive. Juste pour régler les errances du passé, la maladie bipolaire n’est pas une psychose.

Les troubles bipolaires sont des maladies difficiles à diagnostiquer dans la plupart des cas, largement méconnus du grand public et du milieu médical, et, en France, de la plupart des milieux psychiatriques.

Les anglo saxons, de par l’apport de praticiens atteints de la maladie comme le Dr Kay Redfield Jamison, on beaucoup d’avance sur le dépistage et la prise en charge spécifique de ces troubles.

Trop souvent, en France, les patients passent souvent 15 ans en moyenne avant d’être diagnostiqués et traités correctement pour le trouble bipolaire de type 2, si ils sont pris en charge un jour, les patients vont souvent chercher une meilleure prise en charge en Suisse ou en Allemagne, où les médecins sont mieux informés sur ces maladies.

Les troubles bipolaires sont des maladies qui ont une forte composante héréditaire, et, contrairement à ce qu’on peut lire ici et là, ne sont pas un effet de mode. Ces maladies existent depuis très longtemps et on touché bon nombre de personnalités célèbres (voir en annexe), on peut citer Victor Hugo, Winston Churchill, Robert Downey Jr, Byron, Jim Carrey, Robert Schumann, Robin et Robbie Williams et Emily Dickinson.

Les maladies bipolaires sont classées comme troubles de l’humeur, le patient alterne des périodes de joie exaltante (Manie) avec des périodes de dépression profonde.

Vu sous cet angle, on peut se dire que tout le monde alterne des changements d’émotions pendant la journée ou la semaine.

Ici, le problème est l’échelle.

La manie est une accélération, une intensification des pensées, des émotions (tout est plus fort, plus vif, plus intense, y compris la douleur morale ou la tristesse parfois). Vous pouvez par exemple, en manie, entendre une conversation à 80 m de distance comme si les personnes étaient à côté de vous, dépenser un mois de salaire en 5 min ect ect.

Si vous avez une joie intense, imaginez que vous puissiez la multiplier par 10 ou 20 pendant une période de temps qui peut se prolonger sur plusieurs heures, plusieurs jours.

La dépression du bipolaire n’est pas ordinaire non plus, pour reprendre un exemple du Dr Giachetti, dans les heures sombres, demander à un bipolaire de se lever de son lit revient à demander à un tetraplégique de danser le twist.

Souvent accompagnées de bouffées d’angoisses, le caractère intolérable pour les patients de ces épisodes est qu’ils peuvent se déclencher sans cause apparente, au milieu d’un ciel serein, obeissant seulement au caractère périodique de la maladie.Souvent, les patients explorent ce qu’on appelle la mélancolie délirante ou syndrome de Cotard, qui est le fond de la dépression, là où on commence à creuser et où apparaissent des hallucinations et des idées délirantes ainsi que l’impossibilité de bouger, le patient est comme pris dans une chappe de plomb.

Les maladies bipolaires sont classées globalement en 2 types : 

– Type 1 :

la forme la plus connue, alternant dès l’adolescence le plus souvent un premier épisode de manie suivie d’un épisode de dépression, avec des périodes de répétition variables selon les patients. La relative visibilité de ces symptômes permet le diagnostic précoce et la prise en charge de ces patients en psychothérapie de soutient et via un traitement médicamenteux. Les médicaments les plus utilisés sont le Lithium et les anti épileptiques comme le Dépakote.

 -Type 2 :

Moins connu des professionnels, et du public, le patient met parfois 15 – 20 ans à être diagnostiqué.

L’erreur thérapeutique chez ces patients est de leur donner des antidépresseurs, le plus souvent, ils ne sont pas tolérés, ou ils aggravent les symptômes de la maladie.

Typiquement, le type 2 a une forte composante héréditaire, une forte mortalité par suicide ou co morbidité, et est caractérisé par la difficulté du diagnostic.

Typiquement, le patient de type 2 a toujours connu un stade d’activation cérébrale qu’on appelle « Hypomanie », pour être bref, l’humeur de ce patient est constamment élevée par rapport à la normale, ce sont des personnes souvent brillantes, capables de travailler très vite et d’idées extrêmement créatives.

Entre 16 et 18 ans, ils sont sujet à un premier épisode dépressif qui peut passer inaperçu, puis les épisodes se répètent en augmentant à chaque fois en intensité, ou en nombre. Les docteurs passent souvent à côté de l’histoire personnelle ou familiale et donc à côté de l’hypomanie et prescrivent à tord des antidépresseurs qui ne sont pas adaptés pour ces patients.

Les troubles bipolaires sévères touchent 1 à 2 % de la population, et trois fois plus dans leurs formes moins graves. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ils comptent parmi les dix maladies les plus coûteuses et invalidantes. Le taux de mortalité des personnes atteintes est 2 à 3 fois plus élevé que celui de la population générale. Le risque suicidaire est important (15 % des patients). Le diagnostic est souvent fait tardivement (8 à 10 ans d’évolution), ce qui aggrave le pronostic. Les troubles peuvent avoir des conséquences importantes sur la vie affective, familiale, professionnelle et sociale.

Hypnose et Maladie Bipolaire :

J’étudie l’hypnose et les troubles de l’humeur depuis mi 2010 et je m’actualise régulièrement sur les publications internationales en neurologie et neuropsychiatrie, je suis assez motivé car j’ai eu mon diagnostic de maladie bipolaire de type 2 environ 15 ans après un premier épisode dépressif sévère pendant la préparation du concours de l’internat en médecine au cours de ma 6è année à la faculté de Strasbourg, soit plus de 20 ans après le premier épisode dépressif passé inaperçu qui signa l’entrée dans la maladie.

Les répercussion de cette maladie et l’absence de diagnostic de celle ci ainsi que l’accumulation de traitements non appropriés pour celle ci m’ont conduit à me ré orienter professionnellement, de la pratique de l’optique physiologique, de consultant en Ophtalmologie à professeur de Gong Fu puis Hypnothérapeute.

J’ai eu la chance d’être orienté il y a 4 ans vers les bons traitement, à savoir la dépakote, ce qui m’a permis de reprendre mes études, enfin de reprendre tout ce qui avait changé en neurologie et en neuropsychiatrie ces 15 dernières années et de chercher une alternative aux traitements médicamenteux que je jugeais inconfortables et non dénués d’effets secondaires gênants ou dangereux.

Cela fait depuis 2012 que je ne prends plus de médicaments et je n’ai, pour le moment, eu aucun rebond majeur des symptômes de cette maladie. les épisodes dépressifs se sont largement atténués, en période de répétition et en intensité, et l’hypomanie s’est changée en tachypsychie contrôlée. En gros, je pense toujours rapidement mais j’arrive à ralentir pour que les gens me comprennent, et surtout, et c’était l’effet le plus spectaculaire, après ma première transe profonde de type Esdaile, le ressenti était comparable à celui de passer de l’image et du son d’une télévision cathodique à la full HD.

En gros, il y a 3 ans, je réalisai à quel point mes pensées, mon sens de l’audition et de la vue, mais également mon odorat étaient amputées par un parasitage, une neige, un bruit de fond permanent.

L’effet le plus important a été l’amplification de l’odorat, brutalement, tout un monde d’odeurs en intensité et en variété s’est ouvert, les effets sur l’attention et surtout l’utilisation de l’hypnose pour récupérer quelques années de souvenirs amputés par la répétition des épisodes dépressifs n’ont pas été moins spectaculaires.

A propos des fausses idées autour de l’Hypnose et des Maladies Bipolaires :

La dissociation n’aggrave pas la maladie bipolaire, je pense qu’au contraire, la dissociation est une des clés pour sortir de la maladie. Hugo Horiot, artiste atteint du syndrome d’Asperger décrit dans son livre : « l’empereur c’est moi », comment il a enterré une partie de sa personnalité pour en sortir. La dissociation lui a permis d’identifier le « moi » Asperger et de s’en débarrasser, par la même occasion, il a changé de nom !

Je pense que la maladie bipolaire devrait être classée en TED (Trouble Envahissant du Développement), tout comme les autismes. Plus j’apprends des personnes atteintes d’Asperger ou d’autisme, plus je vois des pathologies en miroir de ce que je connais de la mienne. Et j’ai rencontré des familles  qui sont à la fois touchés par l’autisme et la bipolarité, ce qui renforce l’idée d’une origine héréditaire commune (et également alimentaire : le Gluten étant très pointé du doigt pour l’autisme).
Les deux pathologies semblent avoir une origine commune, dans mon modèle, au moment de l’activation des réseaux miroir autour de la naissance et du développement de 3 zones clé du cerveau :
– Le cortex préfrontal qui gère la personnalité, le sens éthique et les émotions.
– Le gyrus cingulaire antérieur qui gère la localisation et l’intelligence corporelle.
– La zone de l’Hippocampe pour la mémoire.

Ce qui est troublant c’est le contraste entre l’énorme capacité mémorielle des Asperger et le gigantesque gruyère à trous que constitue la mémoire d’un bipolaire de type 2, et l’amélioration spectaculaire de ces symptômes sous hypnose.
L’asperger gagne de l’empathie mais perd une partie de ses facultés mémorielles et calculatoires, et l’inverse pour le bipolaire.

Tout se passe comme si, en transe profonde, il y avait une redistribution de l’architecture et de l’utilisation de ces 3 zones cérébrales vers plus de stabilité et d’équilibre.

Au vu de ces constatations, sur moi même et sur d’autres, je pense à présent que la dissociation est une des clés pour l’amélioration des symptômes de la maladie Bipolaire, un outil majeur.

Les patients ont un meilleur pronostic dans le traitement de la maladie bipolaire si ils sont capable de dissocier suffisamment pour identifier les moments où ils basculent dans les états de dépression ou de manie. Jusqu’à un certain point où ils fusionnent avec l moi malade, et on a des symptômes comparables à ce qu’on constate lors d’un état somnambulique par exemple, en hypnose, une complète anosognosie.
L’hypnose, si elle est correctement utilisée et comprise, permet d’isoler le moi bipolaire et de le mettre au coin.

Dissocier un patient atteint de maladie bipolaire n’augmente pas le risque d’entrée ou d’apparition de symptômes d’entrée en schizophrénie, je pense qu’au contraire, apprendre à jongler avec son imagination permet au patient de mieux gérer ceux ci si il apparaissent. Beaucoup de patients ayant des hallucinations, ayant appris à s’en dissocier, arrivent à vivre une vie normale simplement en les ignorant.

Mon approche thérapeutique a été la suivante et est celle que je recommande à mes patients, je la partage ici : 

– Passer au régime alimentaire Paléo,

à savoir, en gros, supprimer le gluten et le lactose de l’alimentation dans un premier temps, puis de réduire drastiquement l’apport en sucres et en féculents dans l’alimentation.

Pour cela, je recommande un livre : CTS Nutrition de Christophe Carrio

– Ne pas interrompre ou réduire les médicaments sans suivi médical,

trouver un praticien spécialisé dans la maladie bipolaire et travailler avec lui sur votre envie de vous passer de médicaments, dans la mesure où votre affection vous le permet.

– La pratique de l’hypnose en transes profondes de type Esdaile,

en Auto hypnose et avec un professionnel permet de lisser les ondulations de symptômes de la maladie. La pratique de la méditation, ou de l’hypnose permet d’augmenter le niveau de base de l’activation parasympathique ainsi que de l’intensité de ses pics.

Le système parasympathique est le frein de votre organisme, il augmente votre résilience émotionnelle, de plus l’hypnose augmente et réveille les ressources en empathie des personnes pratiquant régulièrement ainsi que leur capacité à éprouver la joie, l’accomplissement, de remplir les besoins en attention, envers leur personne ou envers les autres, tous ces besoins physisiologiques pour une bonne santé émotionnelle et mentale sont listés dans « The Human givens Theory » Joe Griffin et Ivan Tyrell, peut être un des livres les plus complets et révolutionnaires sur l’implication de l’hypnose dans les psychothérapies modernes.

Je recommande donc pour les patients atteints de maladie bipolaire de pratiquer régulièrement les transes profondes de niveau décrites par le Dr James Esdaile (Mesmerism in Inda 1851) et redécouvertes par Dave Elman pour les procédures d’accès simplifiées.

Pour les patients atteints de maladie bipolaire, leur besoin en un refuge, un frein émotionnel dépasse les besoins de la population normale et les méthodes classiques de méditation sont souvent inefficaces.

Les transes de type Esdaile sont robustes et offrent un degré de récupération physique et psychique non égalé par les autres techniques, elles sont accessibles par l’autohypnose assez rapidement mais nécessitent souvent de consulter un professionnel afin de réactiver les ancrages de profondeur.

Ces transes sont également très performantes sur les attaques de panique, surtout si elles sont complétées par la pratique de l’EFT, et je recommande le protocole « faster EFT » de Robert G Smith.

Les améliorations des symptômes chez les patients qui répondent à ces transes sont rapides et spectaculaires, n’hésitez pas à partager vos expériences sur cette page si vous avez déjà bénéficier de l’apport de cette approche dans la prise en charge de votre maladie, ces techniques méritent d’être diffusées.

Pour toute information complémentaire sur le sujet, vous pouvez me contacter par mail : 

munsao@gmail.com ou ouvrir un sujet sur le forum pro hypnose.

Ouvrages recommandés :

– « Maladie Bipolaire expliquée aux souffrants et aux proches » Raphael Giachetti

– « Touched by Fire » Kay Redfield Jamison

– « An Unquiet Mind » Kay Redfield Jamison

– « The Shaking Woman » Siri Husvedt

– « The Human givens Theory » Joe Griffin et Ivan Tyrell

Liste de personnalités atteintes de maladie bipolaire :   ICI et 

Publié le août 17, 2014, dans Hypnosis - Hypnose, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. 12 Commentaires.

  1. Merci pour ce beau partage…

  2. Retour d’experience:

    Premier échange avec Nicolas sur skype il y a quelques mois, après des mois de dépression écrasante. Je suis soulagée de rencontrer quelqu’un dont l’intuition thérapeutique correspond à ce que je cherche confusément en tant que patiente. En particulier, le travail sur la synesthésie, la  » deprivation sensorielle », cette aliénation, étant pour moi un des symptômes les plus pénibles. En visionnant les videos, j’ai eu l’impression de (re)trouver une famille. La deuxieme intuition, c’était qu’il fallait plonger, en deçà de la dépression, que s’il restait une once de vitalité, il fallait aller la chercher là. Deux hypnothérapeutes, l’une d’orientation Bernheim, l’autre psychiatre Ericksonien avaient refusé de m’apprendre à entrer en transe profonde en AH.

    Nous nous sommes finalement rencontrés hier, dans des conditions pas idéales, dans un café. Nicolas est capable de créer une sorte de bulle de sécurité. Peut être en lien avec sa pratique de l’hypnose de rue, peut -être aussi ma pratique du théâtre où la « personnalité » du comédien se dissout pour laisser parler le texte. Une bulle et un lien, un espace de sécurité intime. Il m’est tres difficile de pleurer devant quelqu’un. Je me barre habituellemnt.quand ça vient.

    Là, c’est la premiere chose qui est remontée. La tristesse, les idées noires. Et cela ne m’a pas gênée. Et ça ne te gênait pas plus que ça .Il a fallu du temps, plusieurs techniques, j’ai repéré l’EMDR, l’EFT, l’acupression, pour accepter et « laisser partir » ces emotions. Et puis les techniques de street, très physiques, qui me conviennent bien, et c’est ce qui m’avait manqué, peut-être, sur skype. Je me laisse aller. J’ai malgré tout dans la tête des attentes, retrouver un état atteint une fois en AH, qui était peut-être une sorte de rêve lucide. Et c’est pas ça qui se passe. Nicolas me roule et me redresse comme de la pâte à modeler. je n’oppose aucune resistance au geste et c’est bien agréable, comme dans un massage. Au bout d’un moment ça s’enclenche, je retrouve de l’interieur cette impression de plonger dans le vide d’une hauteur, le corps qui s’enroule et on se fout du reste, lâcher prise, littéralement, completement. Enfin, Nicolas me demande de le regarder et je le vois partir en transe, les neurones miroir prennent le relais. Et puis c’est allé vite. Je me suis retrouvée allongée sur la banquette, Nicolas travaillait des points de tension dans mon dos. Il y avait la radio mais ca ne me genait pas. J’étais allongée comme au fond de l’eau, completement paisible, sans peur, sans désir. Ca m’a semblé ne durer que quelques secondes et puis Nicolas m’a remontée. Il dit que c’est l’état Esdaile.

    Deux remarques: On ne peut pas necessairement dissoudre la chappe mais on peut passer en dessous. Admettre que ce qui se formule, au niveau conscient comme envie de mourir correspond bien à quelque chose au niveau inconscient, peut-être cesser nos luttes pour survivre, se rendre à l’épuisement. Rest, in peace.

    J’avais pris ce rendez-vous, initialement, en espérant retrouver le « déclic », le souvenir que j’étais heureuse quand je faisais de la musique, et peu importe qu’aujourd’hui ce soit la musique ou autre chose. Je croyais avoir fait pas mal de « nettoyage » de mon coté. Finalement, ca ne s’est pas passé comme ça. Il est vrai que j’avais été ramassée par une autre vague de déprime la veille du rendez-vous et revu mes objectifs à la baisse: Apprendre à entrer en transe à partir d’une expérience princeps.

    J’ai dû attendre un moment le covoiturage pour rentrer. Je me suis baladée un peu dans Strasbourg. C’était bizarre, pas une experience de derealisation, plutôt comme de voir le monde comme un tres petit enfant, voir des formes et des couleurs d’abord et ne « comprendre » que dans un second temps qu’il s’agissait d’une paire de lunettes dans la vitrine d’un magasin. Quelque chose de ludique dans cet espace qui, un temps, ne réfère pas. Peut-être comme « l’autre côté » de la déprime, la perte de repères n’est plus anxiogène mais simplement vécue. Genre Alice de l’autre côté du miroir.

    Merci pour ta patience, pour les soins energetiques.
    Pour l’élégance d’un protocole d’AH qui tient en deux phrases. Quand il est si difficile de se concentrer.
    Aussi la notion que  » le lieu de transe » n’est pas necessairement quelque chose à visualiser, comme on l’entend le plus souvent ( et quid de ceux qui ne visualisent pas? Un autre aspect de la depression étant l’indigence de l’imaginaire) mais possiblement une sensation corporelle. Cela aussi me convient bien, au fond, dans le registre minimaliste, au niveau conscient. Pourquoi s’encombrer de meubles et de tapis comme on l’entend souvent suggérer?

    Je reviendrai te voir pour une synesthesie. D’ici là, j’ai de quoi explorer, pratiquer.

    Merci pour le clin d’oeil à Schrödinger et pour le hug/ stretch des dorsales, merci pour cette attention à  » la cerise sur le gateau » avant de se quitter.

    Take care.

  3. A propos du régime, c’est pas evident pour les vegetariens/liens, puisqu’en fin de compte, pas mal de cereales sont supprimées.

    je viens de trouver deux bouquins de cuisine à la coop,basés sur le regime Seignalet, qui correspond à ce régme « originel »

    Sans gluten naturellemnt de Valerie Cupillard ( vegan, recettes cereales legumineuses)

    http://www.amazon.fr/Sans-gluten-naturellement-Val%C3%A9rie-Cupillard/dp/2842210859/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1410189382&sr=1-1&keywords=sans+gluten+naturellement

    et La 3°cuisine, de Colette Lesure (avec beaucoup de recettes de légumes qui ont l’air sympa, ainsi que deux larges sections sur les poissons et les viandes.)

    http://www.amazon.fr/troisi%C3%A8me-cuisine-recettes-hypotoxique-Seignalet/dp/2868399797/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1410189805&sr=1-1&keywords=colette+lesure

  4. JOANNIDÈS Jean

    Bonjour,
    J’habite à 12 km de Vaison La Romaine et depuis janvier une psychologue pratique sur moi l’hypnose ericksonienne à raison de 1 à 2 fois par mois pour une profonde dépression due à une maladie bipolaire. Je ne vois pas beaucoup d’amélioration. Je suis sous antidépresseur depuis un an.
    Votre méthode et votre acrticle sur la maladie bipolaire m’a beaucoup intéressé.
    J’essaie de comprendre la différence entre l’hypnose ericksonienne et l’hypnose de type esdaile telle que vous la pratiquez. Ma psychologue est prête à apprendre votre méthode pour m’aider. Est-ce possible en peu de temps ? Sinon connaissez-vous quelqu’un dans la région d’Avignon qui est formé à votre méthode ?
    D’avance je vous remercie pour vos conseils. Jean

    • Mon professeur, le Dr Mike Mandel, a une approche mixte, directe et indirecte, et comme lui, je ne fais plus la distinction entre hypnose Ericksonienne, Elmanienne ou même le magnétisme animal tel que pratiqué par James Esdaile, je m’efforce d’utiliser le meilleur de chacun des enseignements, qui, d’ailleurs, si on lit les « collected papers » de Milton H. Erickson, ne sont pas si éloignés que cela.

      Apprendre l’hypnose, c’est toujours possible en peu de jours si l’étudiant y met les heures.

      Mes étudiants commencent déjà à explorer les états dits « profonds » ( James Esdaile MD : « Mesmerism in India » 1842, gratuit sur google books) au troisième jour de formation.

      Je ne connais malheureusement personne sur Avignon que j’aie formé.

      Bon courage.

      Nicolas.

  5. mascault chantal

    très interessant j’ai un neveu que l’ on vient de diagnostiquer bipolaire, un peu tard 46 ans
    après de nombreuses phases qui nous laissaient perplexes le croyant fainéant,j’en foutiste,!!!
    le fait est que si on lui demande de se lever et de faire l’effort on a l’impression qu’il est englué dans du ciment !!!!!!!!!!!pas facile à vivre et pour lui c’est le vide:travail,,sentimental,
    social,….et l’envie de RIEN FAIRE,hyper medicamenté il dort encore plus et ne voit le bout du bout!!!!!!!!!!! cherchons solutions donc allon nous tourner vers l’hypnose et peut être la trame merci pour cette expérience CML

  1. Pingback: Hypnose et Maladie Bipolaire : l’état Esdaile | Incirrina - Hypnose

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